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UMR EPIA - Unité Mixte de Recherche d'EPIdémiologie des maladies Animales et zoonotiques

EPIA

Unité Mixte de Recherche Epidémiologie des maladies animales et zoonotiques (UMR0346 - EPIA)

Présentation de l'unité

27 avril 2017

L'Unité Mixte de Recherche Épidémiologie des maladies animales et zoonotiques (UMR0346 - EPIA) est une UMR Inra-VetAgro Sup depuis le 1er janvier 2017. L’unité étudie l’épidémiologie des maladies infectieuses dans les populations animales (dont certaines transmissibles à l’homme), en relation avec les processus écologiques et évolutifs, et dans le contexte de changement global.

L’unité est localisée sur deux sites, l’un sur le site du Centre Inra à Theix, l’autre sur le campus vétérinaire de VetAgro Sup à Marcy l’Etoile près de Lyon.

Elle est composée d’une trentaine de personnes, dont une vingtaine de titulaires, ayant des compétences en épidémiologie, modélisation statistique et dynamique, informatique, écologie, biologie évolutive et génomique et biologie moléculaire. L’originalité de l’unité est vraiment de pouvoir croiser épidémiologie, biologie et évolution dans une approche intégrée. Les lieux d’études se situent principalement en France, mais aussi en Asie du Sud-Est.

L’unité développe des recherches dans trois axes :

  • Détection des maladies infectieuses et des facteurs de risque associés. Dans ce thème les agents travaillent sur les méthodes de surveillance des maladies émergentes, la description spatio-temporelle de la diffusion des maladies ou des vecteurs et l’identification des facteurs de risque associés aux maladies. Un premier exemple concerne les foyers de grippe aviaire dans la zone asiatique. Un second exemple peut être donné par des études sur la distribution des tiques (vecteurs de la maladie de Lyme) dans les paysages en lien avec les facteurs de l’environnement et la densité du cheptel sauvage.
  • Circulation et évolution des agents pathogènes et de leurs interactions. Dans ce thème la transmission des agents pathogènes entre les hôtes est étudiée, en considérant l’évolution des agents pathogènes et des interactions au niveau individu, population et communauté. L’exemple le plus parlant concerne la maladie de Lyme, transmise par les tiques, et dont le foyer infectieux primaire réside dans les populations de petits animaux. Cette maladie est provoquée par des populations de bactéries du genre Borrelia, dont le degré de pathogénicité peut être variable, et qui provoque des symptômes parfois difficiles à identifier.
  • Développements méthodologiques. Cela concerne des méthodes en statistiques, mathématiques et informatiques afin d’optimiser nos réponses aux questionnements biologiques, en particulier via l’optimisation des calculs scientifiques, les statistiques spatiales, les stratégies d’échantillonnages et l’étude des réseaux d’interaction de pathogènes.

Les recherches de l’UMR portent sur des agents pathogènes et des maladies présentant un intérêt en termes de santé animale ou de santé publique (zoonoses). Elles concernent à la fois des maladies à transmission directe (grippes aviaires, fièvre Q, leptospiroses) et des maladies vectorielles (maladie de Lyme, anaplasmose granulocytaire, fièvre catarrhale ovine, peste équine). L’UMR a également des compétences sur la résistance des bactéries aux antibiotiques.

Le réseau de collaborations scientifiques s’étend au niveau régional (par exemple : LIMOS, Laboratoire de mathématiques de l’Université Blaise Pascal), national (par exemple : Labex ECOFECT, CIRAD, ANSES, Institut Pasteur, MNHN) et international (par exemple : université Mahidol en Thaïlande, Université Wageningen aux Pays-Bas, Université Uppsala en Suède). L'Unité travaille également en collaboration avec des acteurs de terrain (tels que RESPE, GTV 63).
Par exemple, très prochainement, une étude sera lancée sur les cas de maladie de Lyme au niveau de la zone des Combrailles en Auvergne en collaboration avec le CHU de Clermont-Ferrand. Si vous avez présenté une tache rouge sur le corps après une morsure de tique dans cette zone géographique, n’hésitez pas à participer à l’étude LymeSnap (plus d’info : https://www6.ara.inra.fr/lyme-combrailles/ ).